VIDÉO - États-Unis : pourquoi la mouvance "pronataliste" fait de plus en plus d'adeptes | TF1 INFO

LCI - 12/05
[VIDÉO] De nombreux conservateurs américains adhèrent au courant "pronataliste". Leur credo : faire des bébés... sous peine de voir notre civilisation disparaître. Et ils comptent bien peser lors de la prochaine élection présidentielle. - VIDÉO - États-Unis : pourquoi la mouvance "pronataliste" fait de plus en plus d'adeptes (International) - TF1 INFO

De nombreux conservateurs américains adhèrent au courant "pronataliste".
Leur credo : faire des bébés... sous peine de voir notre civilisation disparaître.
Et ils comptent bien peser lors de la prochaine élection présidentielle.

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Avec ses onze enfants, Elon Musk est une figure de proue de la mouvance pro-nataliste aux États-Unis. Le serial entrepreneur ne s’en cache pas et prend son rôle de "VRP" vraiment à cœur, s’affichant très souvent avec sa progéniture lors de ses sorties en public. "Faire des enfants, c’est sauver le monde", soutenait le fondateur de Tesla et SpaceX, le 25 septembre dernier, sur le réseau social X. Car Elon Musk en est convaincu. La baisse de la natalité dans les sociétés occidentales va conduire à sa perte. "L'effondrement de la population dû au faible taux de natalité est un risque beaucoup plus important pour la civilisation que le réchauffement climatique", écrivait-il, un an plus tôt, dans un autre tweet posté sur la plateforme. 

Il y a quelques mois, le mouvement "pronataliste" a tenu sa première grande conférence, un rassemblement dominé par la frange ultra-conservatrice, dont une partie gravite déjà dans l’entourage du candidat Donald Trump. Dans leur tête, la civilisation occidentale, plus exactement la "race" blanche, serait menacée d’extinction à cause du déclin démographique. La natalité est en berne aux États-Unis, comme dans la plupart des pays développés. Chez les 18-34 ans, un Américain sur cinq déclare ne pas vouloir d’enfant, quand un sur trois n'est pas certain d’en vouloir du tout, comme le révélait une récente enquête sur le sujet. 

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Sur le campus de l’Université de Washington, aucun étudiant rencontré par notre équipe n’envisage un projet de famille nombreuse. "Aucun !", tranche même une étudiante avec assurance, dans le reportage de TF1 ci-dessus. "Entre zéro et deux…", estime un autre, un peu plus hésitant. Les causes qu’ils évoquent à ce non-désir de parentalité vont de la crise climatique à la hausse du coût de la vie, en passant par la guerre et la multiplication des conflits armés dans le monde. "Ici, [aux États-Unis], avoir des enfants, cela coûte très cher", explique un étudiant, dans la vidéo. "Je ne voudrais pas que mon enfant brûle à cause du réchauffement climatique ou qu’il se retrouve sur un champ de bataille", résume un autre. 

Une vision apocalyptique

Des propos qui font bondir Simone et Malcom Collins, deux adeptes de la mouvance pronataliste. Le couple s’est donné pour mission de sauver la planète, en donnant vie à un maximum d’enfants ! Il en a déjà trois et bientôt quatre. Mais ils ne comptent pas s’arrêter là. "Sept, huit, neuf, dix… Autant qu’on pourra !", déclare la jeune femme. Selon eux, les pays où l’on fait trop peu d’enfants se dirige tout droit vers l’extinction de leur population. "Les États-Unis, la France, le Royaume-Uni… Aucun de ces pays ne pourra supporter de voir sa population s’effondrer. Ce ne sera pas le genre de crise où votre compte en banque diminue. Je parle d’une situation où les gens mourront de faim dans la rue, ou gèleront de froid pendant l’hiver", débite Malcom. 

La question, ce n’est pas le nombre de personnes nous mettons au monde. C’est de savoir si ces personnes seront productives
Robert Koopman, professeur d'économie à l'Université de Washington

"Si vous estimez que l’éducation, la connaissance ou les droits des femmes sont importants, alors l’avenir dépend de votre capacité à faire des enfants et à leur transmettre ces valeurs", renchérit à son tour Simone, appelant à un "réveil des consciences". Pourtant, à en croire la majorité des démographes et des économistes, le déclin de la civilisation occidentale, comme il le nomme, n'est pas à l'ordre du jour.  "La question, ce n’est pas le nombre de personnes nous mettons au monde. C’est plutôt de savoir si ces personnes seront productives et efficaces sur le long terme", souligne Robert Koopman, professeur d’économie à l’Université de Washington, dans la vidéo. Déclin démographique, avortements, natalité, autant de sujets qui occuperont une place centrale lors de l’élection présidentielle de novembre prochain.

M.D. | Reportage : Axel Monnier et Matthieu Derrien.

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